Nombre de jours travaillés par an 35 heures : faites le point sur vos droits en 2026

1 607 heures. Voilà ce que la loi inscrit noir sur blanc pour une année de travail à temps plein en France. Mais personne, dans les bureaux ou sur les chantiers, ne compte ses semaines en heures, ni son année en chiffres bruts. Entre les jours fériés, les congés payés, les RTT et les variantes régionales, cette arithmétique du temps de travail se révèle bien plus nuancée, et souvent, chacun s’y perd.

Combien de jours travaille-t-on réellement en 2026 avec une semaine de 35 heures ?

Chaque année réserve ses surprises. Pour 2026, le calcul du nombre de jours travaillés par an 35 heures ne se limite pas à une simple multiplication. Si la durée légale du travail à 35 heures hebdomadaires définit une base de 228 jours ouvrés, la réalité se teinte d’exceptions et de décotes.

Le calendrier 2026 aligne 10 jours fériés nationaux tombant en semaine, mais la France ne se résume pas à une seule région. En Alsace-Moselle, deux jours supplémentaires (le Vendredi saint et la Saint-Étienne) modifient la donne. Lorsque les jours fériés chevauchent un week-end, ils n’influencent pas le nombre de jours de travail ; en semaine, ils allègent l’agenda.

À cela s’ajoutent les congés payés, au minimum cinq semaines pour tous, soit 25 jours ouvrés. Dès lors, pour un salarié standard, sans RTT, le volume des jours effectivement travaillés descend en 2026 à environ 213 (soit 228 jours théoriques, moins 10 jours fériés, moins 25 jours de congés payés).

Ce panorama mérite d’être posé clairement :

Élément Nombre de jours (France) Nombre de jours (Alsace-Moselle)
Jours ouvrés théoriques 228 228
Jours fériés en semaine 10 12
Congés payés 25 25
Jours travaillés estimés 193 191

Mais chaque entreprise, chaque secteur, chaque région peut réécrire cette équation. Les conventions collectives, la présence de RTT, le temps partiel ou l’ancienneté font varier le résultat. Le nombre de jours travaillés par an à 35 heures dépend donc tout autant du calendrier que des accords d’entreprise. Pour un salarié, rien ne remplace la vérification de sa situation auprès du service RH ou dans son espace personnel.

Jeune femme lisant un contrat à la maison dans la cuisine

RTT, forfait jours, heures supplémentaires : comprendre vos droits et optimiser votre organisation du temps de travail

35 heures hebdomadaires ne signifient pas la même chose pour tous. Pour certains, le compteur grimpe : heures sup’, RTT, forfait jours… Tout dépend du statut et de la convention collective. Ce sont ces dispositifs qui permettent d’ajuster le temps de présence et de garantir, à terme, un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Petit tour d’horizon des principales modalités :

  • RTT : destinées à ceux qui dépassent la durée légale via la modulation ou le forfait heures. Elles permettent de compenser les semaines plus longues par des journées de repos.
  • Forfait jours : s’adresse surtout aux cadres autonomes, libérés du suivi horaire, mais plafonnés à 218 jours travaillés par an d’après le code du travail.
  • Heures supplémentaires : chaque heure au-delà du seuil légal donne droit à une majoration de salaire ou à un repos compensateur, selon les règles fixées par la convention collective.

Tout est inscrit dans le contrat de travail et dans les textes collectifs. Les modalités de paiement des heures supplémentaires, les mécanismes de récupération, la gestion du temps de repos varient selon les entreprises et les branches. Un salarié en CDI doit rester attentif au suivi de ses heures et à la lecture des clauses qui encadrent son temps de travail.

Le statut cadre offre une souplesse appréciée, mais réclame une vigilance constante sur le respect des limites fixées par la loi. Aujourd’hui, les outils digitaux simplifient le suivi des jours RTT et du forfait jours, mais ne dispensent pas d’un regard régulier sur les droits inscrits dans le contrat ou la convention. Un exemple : une entreprise peut proposer un compteur personnalisé sur l’intranet, mais c’est la vérification des accords qui protège le salarié d’une mauvaise surprise en fin d’année.

Au fond, chaque salarié trace son propre calendrier, entre les cases grises des jours ouvrés et les respirations accordées par la loi. En 2026, la vraie question ne se pose pas en chiffres, mais en équilibre : combien de jours pour soi, combien pour le bureau ? Et qui tient réellement le compte ?

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