Depuis le début de l’année 2026, les règles du jeu ont changé pour toutes les entreprises qui utilisent des emballages à usage professionnel. Entre la nouvelle filière REP emballages professionnels et le règlement européen PPWR entré en application cet été, les obligations se sont multipliées rapidement. Anticiper est devenu indispensable, et choisir le bon partenaire peut faire toute la différence.
La REP emballages professionnels : une obligation sans seuil de chiffre d’affaires
Depuis le 1er janvier 2026, toute entreprise mettant des emballages professionnels sur le marché français est soumise à la Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Concrètement, cela concerne les fabricants, importateurs et revendeurs d’emballages, qu’ils opèrent dans l’agroalimentaire, la logistique, la santé ou le e-commerce. Aucun seuil de taille ou de chiffre d’affaires n’est prévu : même une PME est concernée.
Au 1er juillet 2026, les obligations de collecte séparée et de contractualisation avec un prestataire agréé sont entrées en vigueur. Trois éco-organismes ont été agréés le 5 juin 2026 pour déployer cette filière : Twiice, Leko Pro et Citeo Pro. Chaque entreprise doit adhérer à l’un d’eux, communiquer son identifiant unique ADEME à ses clients et préparer sa première déclaration, attendue en janvier-février 2027 pour couvrir l’année 2026. Le non-respect de ces obligations expose à des sanctions administratives, et les contrôles de la DREAL sont actifs depuis le printemps 2026.
Le PPWR : un cadre européen qui redessine la conception des emballages
À ces contraintes nationales s’ajoute le règlement européen PPWR (UE) 2025/40, applicable depuis le 12 août 2026. Son objectif : harmoniser les règles sur l’ensemble du marché intérieur et réduire l’impact environnemental des emballages sur tout leur cycle de vie. Pour les entreprises, cela se traduit par des obligations concrètes : chaque référence d’emballage doit faire l’objet d’un dossier technique et d’une déclaration de conformité, les seuils de recyclabilité doivent être atteints, et le taux de vide maximal dans les colis est fixé à 50 %, ce qui impose de repenser le colisage.
Les emballages peu recyclables verront leur éco-contribution augmenter, tandis que les plus performants bénéficieront de bonus. Pour les entreprises actives dans plusieurs pays de l’UE, le règlement apporte aussi un avantage : un cadre unique, qui évite de jongler avec des législations nationales disparates.
Le distributeur d’emballage, un partenaire à ne pas sous-estimer
Face à cette double contrainte réglementaire, s’appuyer sur un distributeur emballage capable de proposer une veille juridique active devient un vrai atout. C’est l’approche développée par Fidel Fillaud, entreprise fondée en 1929 à Nantes, qui accompagne ses 12 000 clients avec un service dédié à la compréhension des obligations légales. Plutôt que de subir les évolutions, les entreprises bien accompagnées peuvent transformer ces contraintes en levier de différenciation.
Ce double contexte, REP et PPWR, pousse finalement l’ensemble de la filière vers plus de responsabilité. Les entreprises qui s’y préparent sérieusement aujourd’hui seront en meilleure position pour les échéances à venir.

