En 2025, près de 70 000 procédures collectives ont été ouvertes en France, selon les données d’Altares et de la Banque de France, soit un niveau supérieur de 15 % à la moyenne historique de la décennie précédente. Dans ce contexte, beaucoup de dirigeants se retrouvent face à un paradoxe concret : leur entreprise a besoin de rouler pour survivre, mais les banques leur ferment la porte. La location longue durée offre, dans certains cas, une sortie de cette impasse.
Quand le crédit est hors de portée, le véhicule reste indispensable
Le redressement judiciaire place l’entreprise dans une situation particulière : la cessation de paiements est constatée, un administrateur judiciaire est nommé, et une période d’observation s’ouvre, généralement de six mois renouvelables. Pendant cette phase, l’accès au crédit bancaire classique est quasi impossible. Les établissements financiers traditionnels refusent quasi systématiquement de s’engager avec une entreprise sous procédure collective.
Pourtant, pour un artisan du BTP, un commercial itinérant ou une société de livraison, l’immobilisation du véhicule professionnel équivaut à un arrêt d’activité. Sans chiffre d’affaires, aucun plan de continuation ne tient. C’est précisément ce type de situation que ciblent des acteurs spécialisés : SILOG Location, créée en 2004 et forte de plus de 1 500 clients, propose une solution de lld redressement judiciaire pensée pour les sociétés en difficulté financière, avec réponse sous 48h et livraison sous trois semaines.
La LLD n’est pas un crédit au sens légal du terme : c’est un contrat de location. Cette distinction est précisément ce qui la rend accessible là où un emprunt bancaire ou un crédit-bail serait refusé d’emblée.
Les atouts concrets de la LLD pour une entreprise en redressement
Pour une entreprise dont la trésorerie est à l’os, chaque décision financière compte. La LLD présente plusieurs avantages qui s’articulent bien avec les contraintes d’un plan de continuation.
D’abord, l’absence d’apport initial : aucune sortie de trésorerie immédiate n’est requise au démarrage du contrat. Ensuite, les mensualités sont fixes et prévisibles, ce qui permet de les intégrer dans le budget prévisionnel soumis au tribunal. Sur le plan comptable, le véhicule loué n’apparaît pas à l’actif du bilan, et les loyers sont des charges d’exploitation déductibles fiscalement. Le risque de dépréciation du véhicule appartient au bailleur, pas à l’entreprise. SILOG propose des contrats de 24 à 60 mois, adaptables à la situation de chaque dossier.
La construction et le commerce concentrent à eux seuls 41 % des défaillances enregistrées en 2025, deux secteurs où le véhicule est un outil de travail quotidien. La LLD n’est pas réservée aux grandes structures saines : en octobre 2025, plus de 61 % des véhicules immatriculés par des entreprises en France l’étaient via ce mode de financement, selon les données Sesamlld.
Précautions à prendre avant de signer
Un dirigeant en période d’observation ne signe pas un contrat comme en temps normal. Selon la nature de l’acte, l’accord préalable du juge-commissaire ou de l’administrateur judiciaire peut être requis. Mieux vaut vérifier ce point avec son conseil juridique avant d’engager la démarche.
Par ailleurs, les mensualités doivent être réellement supportables et cohérentes avec le plan soumis au tribunal. La LLD n’est pas une solution universelle : elle suppose que l’entreprise génère, ou soit en mesure de générer rapidement, un chiffre d’affaires suffisant pour couvrir les loyers. Les dossiers sont étudiés au cas par cas, ce qui laisse une marge d’appréciation que n’offrent pas les circuits bancaires classiques.
Pour les dirigeants concernés, la période d’observation est limitée dans le temps. Agir tôt, avec un dossier complet, reste la meilleure façon de préserver la capacité opérationnelle de l’entreprise pendant que le plan de continuation se construit.

